Investir en Bourse avec méthode : écrire ses critères avant d’acheter
Filtre, score, backtest, alertes : comment écrire votre processus d'investissement en actions, avec les chiffres AMF 2025 et Banque de France.
Filtre, score, backtest, alertes : comment écrire votre processus d'investissement en actions, avec les chiffres AMF 2025 et Banque de France.
Un tableur de vingt lignes, un screener gardé en favori, trois notes dans votre téléphone, et un vague souvenir de la raison pour laquelle vous avez acheté cette foncière il y a deux ans. Ça ne fait pas une méthode. Ça fait un grenier. Un vrai processus d’investissement tient sur une page : ce que vous cherchez, comment vous classez les candidats, comment vous saurez plus tard si vous aviez raison. Des plateformes de recherche comme PrimeStrider sont conçues pour optimiser votre processus d’investissement en réunissant ces étapes au même endroit. Mais l’ordre compte. On écrit d’abord ses critères, l’outil vient ensuite.
Vous n’êtes pas seul à gérer vos placements vous-même. Selon le Baromètre de l’épargne et de l’investissement publié par l’AMF le 17 décembre 2025, 44 % des Français disent prendre seuls leurs décisions de placement, contre 41 % un an plus tôt. Et 35 % envisagent d’acheter des actions dans les douze mois, 5 points de plus qu’en 2024. L’enquête, menée par Audirep du 19 septembre au 3 octobre 2025 auprès de 2 120 personnes, montre aussi que 11 % des Français consultent une intelligence artificielle avant d’investir. Chez les moins de 35 ans, c’est 19 %.
Plus d’autonomie, donc. Mais l’autonomie sans méthode, c’est le zapping. Je vois quatre fuites classiques. Une idée lue un dimanche ne se transforme jamais en règle précise. Les outils sont éparpillés : le screener d’un courtier, un tableur, un carnet. Les comparaisons se font au feeling, une entreprise après l’autre. Et le suivi se refait à la main, quand on y pense, c’est-à-dire rarement.
La page de présentation de PrimeStrider, lue le 6 octobre 2026, liste exactement ces quatre points de friction. Ce n’est pas un hasard : c’est le quotidien de quiconque gère un portefeuille d’actions en direct sans s’être assis une heure pour écrire ce qu’il fait.

« Des entreprises solides à prix raisonnable. » Tout le monde a cette phrase en tête. Elle ne sert à rien tant qu’elle n’est pas traduite en chiffres. Solide, ça veut dire quoi chez vous ? Une marge opérationnelle au-dessus d’un seuil ? Une dette nette inférieure à deux ou trois années de résultat ? Un prix raisonnable, c’est un PER sous la moyenne du secteur, ou un rendement du cash-flow libre au-dessus d’un taux donné ?
Mon conseil, et je n’en démordrai pas : écrivez cinq règles maximum. Au-delà, vous ne filtrez plus, vous décrivez une entreprise que vous avez déjà en tête. C’est l’erreur classique. On part d’une action qu’on aime, puis on fabrique les critères qui la laissent passer. Résultat, le filtre confirme ce que vous pensiez déjà et ne vous apprend rien.
Fixez aussi l’univers avant de lancer quoi que ce soit. Europe seulement ? Éligible au PEA ? Capitalisation minimale ? C’est la question la plus ennuyeuse, et celle qui change le plus le résultat. L’exemple illustratif affiché par PrimeStrider le montre bien : un univers de plus de 26 500 actions, dont 2 106 passent les filtres. Votre univers de départ décide de tout ce qui suit.
Méthode écrite
De l’idée d’investissement au suivi, les 6 étapes
1. Idée
Formuler l’hypothèse en une phrase
2. Filtre
Univers, seuils, règles explicites
3. Score
Qualité, croissance, valorisation, momentum
4. Retour dans le passé
Rejouer la méthode avec les données d’une date passée
5. Backtest
La sélection face à un indice de référence
6. Suivi
Classements, changements, alertes
26 500+
actions dans l’univers
2 106
passent les filtres
143
score supérieur à 75
20
retenues
Exemple illustratif et pondération d’exemple (qualité 40 %) : page de présentation PrimeStrider, lue le 6 octobre 2026.
Une fois le filtre passé, il reste des centaines de noms. Impossible de les lire tous. C’est là qu’un score sert. Les quatre familles qu’on retrouve partout sont la qualité (rentabilité, solidité du bilan), la croissance (chiffre d’affaires, bénéfices), la valorisation (ce que vous payez) et le momentum (ce que fait le cours). PrimeStrider donne en exemple une pondération où la qualité compte pour 40 %.
Le chiffre exact importe moins que le fait de l’écrire. Si vous donnez 40 % à la qualité, vous l’assumez le jour où une valeur bon marché mais fragile grimpe sans vous. Et c’est précisément ce qui protège : un poids écrit ne se renégocie pas sous le coup de l’émotion.
Un point sur le momentum, parce qu’il divise. Je ne le mettrais jamais en premier poids pour un portefeuille de long terme. Il dit ce que le marché pense ce mois-ci, pas ce que vaut l’entreprise. Comme critère de départage entre deux dossiers proches, en revanche, il a sa place.
Rejouer sa méthode sur les années écoulées est la meilleure façon de découvrir qu’elle ne tient pas. Vous prenez vos règles d’aujourd’hui, vous les appliquez aux données disponibles à une date passée, vous gardez les vingt premiers noms, puis vous comparez leur parcours à un indice. C’est le principe de la fonction « Time Machine » décrite par PrimeStrider, suivie d’un backtest du Top-K face à un indice de référence.
Le piège tient en deux mots : biais du survivant. Si la base de données ne contient que les sociétés encore cotées aujourd’hui, toutes celles qui ont fait faillite ou ont été retirées de la cote disparaissent du test. Votre méthode paraît alors meilleure qu’elle ne l’aurait été. La bonne question à poser à n’importe quel outil : les données sont-elles celles connues à la date du test, sans les révisions publiées plus tard ?
Le second piège, c’est vous. Si vous retouchez vos critères dix fois jusqu’à ce que la courbe soit belle, vous n’avez pas trouvé une méthode, vous avez épousé le passé. La règle que je m’impose : trois versions maximum, puis on arrête. Et on garde en tête la mention que PrimeStrider affiche lui-même : les résultats historiques sont des outils d’analyse et ne garantissent pas les performances futures. C’est aussi le discours constant de l’AMF.
Le saviez-vous ?
Fin 2025, on comptait 7 293 637 plans d’épargne en actions (PEA) en France, pour 126,5 milliards d’euros de titres, soit 17 343 euros en moyenne par plan. L’encours a progressé de 11 % sur l’année, porté par un CAC 40 en hausse de 10,4 %. Le PEA-PME, lui, en est à 298 916 plans.
Source : Banque de France, statistiques « Plan d’épargne en actions 2025 », publiées le 1er juin 2026.
La plupart des méthodes meurent ici. Pas faute d’idées, faute de suivi. Relancer le même screener à la main tous les quinze jours, comparer avec la liste précédente, repérer ce qui a bougé : personne ne tient ce rythme plus de deux mois.
Ne surveillez que trois choses. D’abord, une valeur détenue qui sort de votre filtre : c’est le signal que la thèse d’achat ne tient plus, ou que vos règles étaient mal posées. Ensuite, une chute nette de son score sur la famille que vous pondérez le plus. Enfin, un nouveau nom qui entre dans le haut du classement. Tout le reste est du bruit.

Le confort d’une plateforme dédiée tient à ça : le même écran est rejoué chaque jour et les écarts remontent seuls. Mais une alerte n’est pas un ordre d’achat ou de vente. Elle vous dit d’aller relire votre page de critères. Si vous vendez à chaque notification, vous avez remplacé votre feeling par celui d’un algorithme. Aucun progrès.
PrimeStrider le dit sans détour sur sa page : c’est un outil de recherche, pas un système de gestion de portefeuille, et le résumé produit par l’IA laisse le jugement à l’utilisateur. J’apprécie cette honnêteté. Un score ne lit pas un rapport annuel, n’entend pas une direction qui change de ton, ne connaît pas votre horizon de placement.
Il ne connaît pas non plus votre situation. L’enveloppe (PEA, compte-titres, assurance vie), la fiscalité, la part de votre patrimoine que vous pouvez exposer aux actions : ces questions-là relèvent d’un conseiller en investissements financiers enregistré, pas d’un classement.
Mon dernier conseil tient en une soirée. Ouvrez un document vierge et écrivez vos cinq règles, vos poids, votre indice de comparaison et vos trois alertes. Datez-le. Dans un an, relisez-le avant de regarder votre performance. C’est ce papier, bien plus que l’outil, qui vous dira si vous avez investi ou simplement acheté.
Questions fréquentes
Cinq au maximum. Au-delà, vous décrivez une entreprise que vous connaissez déjà au lieu d’en découvrir de nouvelles, et le filtre ne fait que confirmer vos préférences.
Non. Un historique sert à éliminer les méthodes fragiles, pas à prédire l’avenir. Méfiez-vous du biais du survivant et des critères retouchés jusqu’à obtenir une belle courbe.
Pour un portefeuille de long terme, un poids secondaire. Le momentum reflète l’humeur récente du marché. Il départage deux dossiers proches, il ne doit pas décider seul.
Selon la Banque de France, 7 293 637 PEA étaient ouverts fin 2025, pour un encours moyen de 17 343 euros en titres.
Sources
AMF, Baromètre de l’épargne et de l’investissement 2025, communiqué du 17 décembre 2025 (enquête Audirep, 19 septembre au 3 octobre 2025, 2 120 personnes).
Banque de France, statistiques « Plan d’épargne en actions 2025 », publiées le 1er juin 2026 (données au 31 décembre 2025).
PrimeStrider, page de présentation de la plateforme, lue le 6 octobre 2026.