Lunettes de soleil : la bonne forme, et la vraie protection
Le conseil de style par forme de visage, utile, mais la vraie protection tient à la catégorie de filtre (0 à 4) et au marquage CE à vérifier avant achat.
Le conseil de style par forme de visage, utile, mais la vraie protection tient à la catégorie de filtre (0 à 4) et au marquage CE à vérifier avant achat.
La forme du visage oriente le choix d’une monture, mais elle ne dit rien de la seule chose vraiment normée sur une paire de lunettes de soleil : sa catégorie de filtre solaire, affichée de 0 à 4, et le marquage CE qui doit l’accompagner. Les deux sujets se répondent, et presque aucun guide de style ne les relie.
La logique la plus répandue chez les conseillers de style consiste à chercher un contraste plutôt qu’une répétition : une monture dont les lignes s’opposent à celles du visage tend à équilibrer l’ensemble, plutôt qu’une monture qui redouble les mêmes angles. C’est un repère de silhouette, pas une mesure, et il se discute toujours au moment de l’essayage, devant un miroir, avec la monture réellement posée sur le nez.
Aucune forme de visage ne constitue un problème à corriger : c’est un vocabulaire de silhouette, utile pour orienter un essayage, jamais un verdict. Un visage rond, carré, ovale, allongé ou en cœur peut porter n’importe quelle monture qui plaît à celui ou celle qui la porte — le principe de contraste évoqué plus haut n’est qu’une porte d’entrée pour restreindre les premiers essais, pas une liste de formes interdites. Aucune statistique officielle sur la répartition de la population par forme de visage n’existe, et il ne faut pas en attendre une ici.
La norme NF EN ISO 12312-1 définit cinq catégories de filtre solaire pour les lunettes à usage général, numérotées de 0 à 4 selon un niveau croissant de lumière filtrée. C’est cette échelle, et elle seule, qui dit si une paire de lunettes protège réellement les yeux — le style n’y change rien.
Les pourcentages exacts de transmission lumineuse associés à chaque catégorie existent dans la norme et dans la fiche de la DGCCRF, mais ils n’ont pas pu être revérifiés par une lecture directe de la page officielle au moment de la rédaction de cet article : ils ne sont donc pas repris ici au chiffre près. Pour l’usage courant, la logique suffit : plus le numéro de catégorie monte, plus la lumière filtrée est importante, et les catégories 3 et 4 sont réservées aux expositions fortes à exceptionnelles, comme la mer ou la montagne.
Le marquage obligatoire sur une paire de lunettes de soleil doit comporter le sigle CE et la catégorie de filtrage, de 0 à 4. La mention « UV400 » ou un symbole d’usage limité pour la conduite peuvent s’y ajouter. Le sigle CE atteste qu’une paire répond aux exigences réglementaires européennes de sécurité de base ; il ne dit rien, en lui-même, du confort visuel ni de l’élégance de la monture — c’est un prérequis, pas un argument de style.
Un terme comme « anti-UV » employé seul, sans chiffre ni catégorie associée, n’engage à rien : la même logique prévaut pour un vêtement qui se dit « anti-UV » sans annoncer d’indice de protection chiffré issu d’une norme d’essai. Une paire de lunettes qui revendique une vraie protection UV doit donc annoncer sa catégorie de filtre et/ou la mention UV400, jamais l’adjectif seul.
Il faut aussi distinguer deux échelles que l’on confond souvent. La catégorie de filtre d’une paire de lunettes mesure le confort visuel face à la lumière. L’indice UV, lui, mesure l’exposition aux ultraviolets de la peau et des yeux ; c’est une échelle ouverte à partir de 0, développée par l’Organisation mondiale de la santé avec le Programme des Nations unies pour l’environnement, l’Organisation météorologique mondiale et la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants. Une protection oculaire et cutanée est recommandée dès un indice UV de 3, et l’exposition aux heures médianes est à éviter dès un indice UV de 8. Ce ne sont pas les mêmes nombres que la catégorie de filtre inscrite sur la monture, et il ne faut jamais les confondre.
Une paire de lunettes de vue peut être teintée pour devenir une paire de lunettes de soleil. Les mêmes exigences de marquage s’appliquent alors : sigle CE et catégorie de filtre doivent figurer, qu’il s’agisse d’une monture correctrice ou non. Le statut exact d’un éventuel remboursement par la sécurité sociale pour une paire de lunettes solaires sur prescription n’a pas été vérifié pour cet article ; ce point ne peut donc pas être affirmé ici et mérite une question directe posée à un opticien ou à sa caisse d’assurance maladie.
Pour rester honnête avec ce qui est réellement établi, quatre points ne sont pas affirmés ici : les pourcentages exacts de transmission lumineuse par catégorie de filtre, qui n’ont pas pu être revérifiés sur la page officielle au moment de l’écriture ; une éventuelle statistique de répartition de la population par forme de visage, qui n’existe pas et n’est donc pas inventée ; un prix de monture, qui n’a pas été relevé pour cet article ; et le remboursement par la sécurité sociale d’une paire de lunettes solaires sur prescription, dont le statut exact reste à vérifier au cas par cas. Ceci n’est pas un avis médical : en cas de doute sur la santé des yeux, la bonne adresse reste un professionnel de santé, pas un article de style.
Les catégories 3 et 4 sont, selon la norme NF EN ISO 12312-1, les seules adaptées à une forte ou exceptionnelle luminosité, comme la mer ou la montagne. Les catégories 1 et 2 correspondent à une luminosité atténuée à moyenne, et la catégorie 0 n’offre aucune protection UV.
Le marquage CE et la catégorie de filtre sont obligatoires sur une paire de lunettes de soleil. Leur absence est un signal d’alerte : rien ne garantit alors que la paire réponde aux exigences réglementaires européennes de sécurité.
La mention UV400 s’ajoute, selon les cas, au marquage CE et à la catégorie de filtre ; elle n’a de valeur que combinée à ces informations. « Anti-UV » employé seul, sans ce type de précision chiffrée, n’engage à rien.
Oui, une monture correctrice peut recevoir des verres teintés. Les mêmes règles de marquage — sigle CE et catégorie de filtre — s’appliquent alors, correctrice ou non. Le statut d’un remboursement éventuel par la sécurité sociale dans ce cas n’a pas été vérifié pour cet article.
Le marquage d’une paire de lunettes de soleil peut comporter un symbole signalant un usage limité pour la conduite. Les catégories les plus filtrantes, réservées aux luminosités exceptionnelles comme la haute montagne, sont de celles à vérifier avant de prendre le volant : le marquage sur la monture elle-même fait foi, pas une impression générale.
Sources