Livret A ou LDDS : quelle différence en 2026 ?
Même taux de 1,7 % depuis août 2026 : la vraie différence entre Livret A et LDDS tient aux conditions d'ouverture, au plafond et au cumul possible.
Même taux de 1,7 % depuis août 2026 : la vraie différence entre Livret A et LDDS tient aux conditions d'ouverture, au plafond et au cumul possible.
Depuis le 1ᵉʳ août 2026, le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) sont rémunérés exactement au même taux : 1,7 %. La vraie question qui doit guider votre choix n’est donc plus « lequel rapporte le plus », mais « qui a le droit d’ouvrir quoi » — et la bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire de choisir : les deux sont cumulables.
Le taux du Livret A est passé à 1,7 % le 1ᵉʳ août 2026, après avoir été fixé à 1,5 % entre le 1ᵉʳ février et le 31 juillet 2026, selon la page officielle du Livret A sur service-public.gouv.fr, vérifiée le 1ᵉʳ août 2026 et relevée le 05/10/2026. Le LDDS applique le même taux de 1,7 % depuis la même date, d’après la page officielle correspondante, également relevée le 05/10/2026. Les deux taux sont en principe révisés deux fois par an : rien ne garantit qu’ils resteront identiques à la prochaine révision, prévue le 1ᵉʳ février 2027. N’écrivez donc jamais, et ne retenez jamais, que ce taux de 1,7 % serait acquis au-delà de cette date.
Le Livret A est ouvert à toute personne, y compris un mineur, dès la naissance — pour un enfant, les démarches passent par l’accord des parents. Chaque membre d’un foyer peut détenir le sien, y compris les enfants, mais une même personne ne peut avoir qu’un seul Livret A.
Le LDDS est plus restrictif sur un point précis que beaucoup de guides passent trop vite : il n’a pas d’âge minimum légal, mais il faut être fiscalement domicilié en France et disposer de sa propre déclaration de revenus. Concrètement, un enfant ou un jeune adulte encore rattaché à la déclaration de ses parents ne peut pas ouvrir de LDDS, même s’il n’a pas d’âge plancher au sens strict. Comme pour le Livret A, une personne ne peut détenir qu’un seul LDDS, ce qui permet jusqu’à deux LDDS dans un couple marié ou pacsé faisant une déclaration commune.
C’est ce critère d’éligibilité — autonomie fiscale réelle, pas seulement un âge — qui différencie le plus concrètement les deux produits aujourd’hui, puisque leur taux est identique.
Le plafond de dépôt du Livret A est de 22 950 € par personne, hors intérêts capitalisés qui peuvent le faire dépasser ce montant. Celui du LDDS est de 12 000 € par personne, également hors intérêts capitalisés. En cumulant les deux, un même épargnant peut placer jusqu’à 34 950 € sur de l’épargne réglementée à capital garanti, hors intérêts capitalisés — un calcul simple à partir des deux plafonds officiels, vérifiable indépendamment.
Ce que vous pouvez faire concrètement : si vous détenez déjà un Livret A proche de son plafond et que vous êtes fiscalement autonome, ouvrir un LDDS en complément permet de continuer à épargner sans risque au même taux, sans avoir à choisir entre les deux produits.
Rien n’oblige à choisir entre Livret A et LDDS : un même épargnant fiscalement autonome peut détenir les deux en même temps, sans incompatibilité. L’intérêt de les cumuler plutôt que de n’en garder qu’un seul tient uniquement à la capacité d’épargne réglementée supplémentaire que cela ouvre — 12 000 € de plus, au même taux et dans les mêmes conditions de disponibilité. Cette page informe sur les critères d’éligibilité et de plafond ; elle ne dit pas lequel des deux serait « mieux pour vous » : au taux identique du moment, le choix dépend de votre situation fiscale et de vos montants déjà épargnés, pas d’un rendement qui ne les différencie plus.
Sur le reste, Livret A et LDDS fonctionnent à l’identique : les intérêts des deux livrets sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, le capital est garanti, l’argent reste disponible à tout moment, et aucun des deux ne comporte de frais d’ouverture, de tenue de compte ou de clôture.
Le taux applicable après la prochaine révision, prévue le 1ᵉʳ février 2027, n’est pas connu à la date de publication de cet article : ne retenez pas que le taux de 1,7 % restera valable après cette date. Le détail exact de la formule de calcul du taux, qui s’appuie notamment sur l’inflation et est publiée par la Banque de France, n’a pas été vérifié directement sur banque-france.fr pour cet article. Les plafonds majorés qui existent pour les associations et les syndicats de copropriétaires sur le Livret A ne concernent pas un épargnant particulier et ne sont pas développés ici. Enfin, la date de la révision qui suivra celle de février 2027 dépendra du contexte économique et, le cas échéant, d’une loi de finances : elle n’est pas connue aujourd’hui.
Ni l’un ni l’autre : depuis le 1ᵉʳ août 2026, les deux affichent le même taux de 1,7 %. La différence entre les deux produits ne se joue donc pas sur le rendement mais sur les conditions d’ouverture et le plafond.
Oui. Une personne fiscalement autonome peut détenir les deux livrets simultanément, ce qui porte sa capacité d’épargne réglementée combinée à 34 950 € par personne, hors intérêts capitalisés.
Non, pas tant qu’il est rattaché à la déclaration de revenus de ses parents. Le LDDS n’a pas d’âge minimum légal, mais il exige d’être fiscalement domicilié en France avec sa propre déclaration de revenus — ce qu’un enfant ou un jeune adulte encore rattaché au foyer fiscal de ses parents n’a pas. Le Livret A, lui, est ouvert dès la naissance.
12 000 € par personne, hors intérêts capitalisés qui peuvent porter le solde au-delà de ce montant.
Non. Comme ceux du Livret A, les intérêts du LDDS sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Sources